Avignonet occupe une place privilégiée sur l’axe naturel sud-est nord-ouest qui relie la Méditerranée à l’Océan Atlantique. Ce sont des fractures dans la molasse qui ont provoqué cette gouttière bordée de collines dans laquelle coule l’Hers Mort et où passent Canal du Midi, chemin de fer, RD 813 et A 61, voies importantes de communications.

 

Situé à l’extrême sud-est du département de la Haute-Garonne, Avignonet est limitrophe avec l’Aude dans la nouvelle région Occitanie. A 2 kilomètres à peine le Seuil de Naurouze du haut de ses 189 mètres matérialise la limite entre les deux influences climatiques, méditerranéenne et océanique, portées par les deux vents dominants que sont l’Autan et le Cers. La RD 813 qui emprunte ce passage suit la Via Domitia, ancienne voie romaine reliant Toulouse et Narbonne.

Les eaux de la Montagne Noire sont acheminées par La Rigole jusqu’au partage des eaux à  Naurouze qui est le point culminant des deux versants méditerranéen et océanique. Ainsi en ce point précis les eaux se déversent naturellement et équitablement de part et d’autre pour alimenter l’ouvrage dans son versant Est comme dans son versant Ouest. Ce fut là le génie de Riquet de trouver le point précis qui permettait de distribuer une quantité d’eau suffisante et constante aux deux biefs.

 

La commune s’étend d’est en ouest de 4,5 km à 6,5 km et du nord au sud de 6,5 km à 8 km sur une superficie de 4066 hectares, en faisant la commune la plus vaste du secteur de Villefranche de Lauragais.

 

Entre Montagne Noire et Pyrénées que l’on aperçoit, au loin, par temps clair, le paysage déroule collines et coteaux aux rondeurs des formes et aux pentes d’une infinie variété, entrecoupés de larges plaines où coulent de nombreux ruisseaux : le Cantaranne, le Mayral et le Favayrol qui se jettent dans le Marès qui à son tour vient grossir l’Hers Mort prenant ses aises dans la plaine Lauragaise. Autrefois couverte de forêts et de marécages elle fut défrichée sous Louis XI puis sous Catherine de Médicis. Ces marécages furent définitivement assainis lors de la construction de l’A 61.

 

Perché sur un promontoire de 192 à 210 mètres le village s’alanguit sur ses pentes et s’étire jusque dans la plaine le long des principaux axes.

C’est un gros bourg rural au cœur d’une vaste région céréalière productrice de blé qui fit dès l’époque Gallo- Romaine la richesse du Lauragais. Ce fut ensuite la culture du pastel qui assura la prospérité du pays.

Aujourd’hui les agriculteurs associent à la culture du blé d’autres productions comme le tournesol, le colza, le sorgho, le maïs de semence, des légumineuses pois, pois chiches, fèverolles, lentilles, et/ou la production maraîchère. La part de terres en culture bio occupe environ 20 % de la surface totale et elle est en progression depuis quelques années.